Fin de contrat : il crève 14 pneus de son employeur

Actualité du 13/02/2026

Le monde du transport routier est souvent soumis à une pression constante, mais pour une entreprise du Vaucluse, la tension a atteint un point de rupture inédit au sein même de son dépôt. Suite à l’annonce de la non-reconduction de son contrat de travail, un chauffeur de 44 ans a laissé sa frustration prendre le dessus sur son professionnalisme. Dans un geste de colère impulsive, l’homme s’en est pris directement aux outils de travail de son désormais ex-employeur, transformant un parking de logistique en une véritable scène de sinistre mécanique.

Le bilan matériel est lourd pour le transporteur : quatorze pneumatiques de poids lourds ont été méthodiquement lacérés. Ce type d'acte de malveillance n'est pas seulement un coup porté au portefeuille de l'entreprise, il désorganise totalement la chaîne logistique. Le remplacement de pneus sur des semi-remorques nécessite une intervention technique coûteuse, sans compter le manque à gagner lié à l'immobilisation forcée des véhicules qui n'ont pu assurer leurs livraisons quotidiennes. Dans un secteur où les marges sont serrées, un tel sabotage représente une perte sèche de plusieurs milliers d'euros.

Rapidement alertés, les militaires de la gendarmerie de Carpentras ont mené l’enquête pour identifier l'auteur des faits. Les investigations ont conduit sans surprise vers l'ancien salarié, dont le motif semblait tout tracé. Interpellé par les forces de l'ordre, le quadragénaire devra désormais assumer les conséquences juridiques de son coup de sang. Son dossier sera examiné par le tribunal en avril 2026, où il devra répondre de dégradations volontaires sur les biens d'autrui dans un cadre professionnel.

Ce fait divers illustre de manière brutale les dérives possibles lors d'une fin de collaboration conflictuelle. Si la perte d'un emploi est une épreuve psychologique indéniable, le passage à l'acte criminel ferme souvent les portes à toute médiation ou rebond de carrière. Les experts en ressources humaines rappellent d'ailleurs que les litiges liés au contrat de travail doivent se régler devant les instances prud’homales plutôt que sur le terrain du vandalisme, sous peine de transformer une situation précaire en un casier judiciaire lourd à porter.

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